De retour à la maison…

Durant 10 mois, la famille SENKA a fait le tour du monde. Quelle belle expérience, faite de rencontres, d’échanges, de Langues, cultures, d’émotions, contact avec la Nature, les animaux, et une Histoire tellement riche !
Tout ceci est en nous maintenant, et nous verrons comment nous pourrons la partager avec vous !
Depuis 4 semaines, nous n’alimentons plus notre blog. Pourquoi ?
Dès l’atterrissage en France, nous étions troublés et avions besoin de temps pour reprendre nos marques.
Cela nous a fait un bien fou de retrouver notre maison, nos amis, notre famille, de pouvoir échanger ensemble.
Puis au bout de 1, 2 ,3 jours, en observant comment fonctionne la société Française, cela nous a fait prendre conscience des contradictions en comparaison avec ce que nous avions observé lors de notre voyage.
Il nous faut du temps pour l’accepter.
Les enfants ont réintégré l’école, mon mari Emmanuel a repris son travail, et lorsqu’ils reviennent de leur journée à la maison, c’est l’occasion de discuter et comparer ce que l’on a vécu cette année passée avec ce que l’on vit maintenant.
Et avec le recul, nous nous dirons qu’auparavant nous ignorions des tas de choses, et que maintenant nous avons beaucoup appris. C’est ça qui est intéressant !
Vous savez, nous avons tourné une page de notre 1ère vie, la 2ème page est marquée par notre voyage, nous tournons maintenant une 3ème page sur notre avenir, ponctuée de petits et grands projets… Toujours vers l’avant, la vie continue !
Nous ne regrettons rien de notre voyage. Il nous a comblé, nous a permis d’avoir l’esprit ouvert !
Bye bye !

Texte traduit par API LSF 😉

St Vincent School for the Deaf

Pour notre dernier séjour à Johannesburg, nous sommes allés visiter la grande école des sourds, Saint-Vincent, créée en 1934 par des Sœurs. Elle ne compte pas moins de 360 élèves, allant de la maternelle au lycée. A notre grande surprise, c’est Terence PARKIN (ex nageur professionnel) qui nous guide dans cet établissement public. Après une visite de 5 heures, nous rencontrons la directrice qui est sourde également !
L’école a changé avec la philosophie de cette directrice, arrivée en 2010. Lors de notre visite, nous constatons avec étonnement que tout le personnel (116 personnes au total) signe parfaitement le SASL*. Par exemple, nous hésitons à chaque fois pour dire si nous nous exprimons devant une personne entendante ou non !
Dans cette structure, nous dénombrons 86 professeurs, dont 51 sourds (11 d’entre eux sont diplômés d’état) !
Dans cet immense école, nous trouvons un musée, un gymnase, des terrains de tennis, un terrain de football, un terrain de cricket, une salle de théâtre et même une piscine ! Certains locaux sont partagés avec une école voisine.
A la fin de notre parcours, nous passons devant le blason de l’école avec un slogan instauré par la Principale.
Ce slogan est : « No limits in Education Deaf » qui signifie « Pas de limite pour l’éducation des Sourds« . Un slogan qui résume bien notre visite. Enfin, nous remercions énormément Terence pour sa patience.

* South Africa Sign Langage

Apartheid

Après un boucle de 5000 km en voiture au travers de l’Afrique du Sud, nous sommes bien arrivés à Johannesburg. Très prochainement, nous allons décoller pour un retour à la maison après 10 mois de grand voyage. Évidemment, nous ne pouvons quitter l’Afrique du Sud sans nous intéresser à son Histoire. Hop, un petit tour en vélo à Soweto et une visite au musée de l’Apartheid. Ce fut une journée très émouvante et nous vous la racontons ci-dessous :
Avec Mbuso (S) (merci à Claire pour le contact), nous avons fait une balade de deux heures en vélo dans le cœur de Soweto. Cette grande banlieue de Johannesburg est connue pour le début de émeutes (1976) demandant l’abolition de l’Aparthied (finalement obtenue en 1991). Dans ce quartier, nous avons pu voir les maisons de deux hommes ayant reçu le prix Nobel de la paix : Nelson Mandela (en 1993) et Desmond Tutu (en 1984). Cette fameuse rue de renommée mondiale est Vilakazi Street. Avec Mbuso, notre traducteur, nous avons écouté attentivement plusieurs histoires de ce quartier. L’histoire qui nous a le plus touchés est celle d’un petit garçon : Hector Pieterson. Ce garçon de Soweto est allé manifester pour demander qu’une loi impose l’afrikaans comme langue d’enseignement en lieu et place de l’anglais. Il fut tué, il n’avait que 12 ans, par la police sud-africaine.
Pour ajouter de la clarté à ces histoires, nous décidons d’aller visiter le musée de l’Apartheid. Rien de mieux pour comprendre l’engagement de Nelson Mandela face aux souffrances des noirs. Avec trois heures de visite, nous repartons avec des souvenirs de scènes marquantes. Nous pouvons dire que l’Apartheid, instauré en 1948 par le mouvement politique PN (Parti National), a laissé une forte haine pour des millions de gens qui ne sont pas près de l’oublier. Il faudra compter sur le slogan cité par Nelson Mandela :
« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde »

Cape Town

Ancienne capitale de l’Afrique du Sud, de 1652 à 1910, cette ville est située tout au sud-ouest du pays. Grâce à sa douceur, elle reste la capitale du tourisme avec sa mythique Table Mountain que nous avons pu apercevoir par tous les côtés.
Nous débutons par une visite dans deux quartiers populaires, l’un à Woodstock (street art) et l’autre à Bo-Kaap (quartier malais). Ces deux quartiers nous ont permis d’entrer en contact avec les gens locaux pour mieux comprendre leurs vies quotidiennes.
Après une balade en bord de mer pour rejoindre le V&A Waterfront, nous dinons au sein du centre historique du port. C’est le Prince Alfred, second fils de la Reine Victoria du Royaume-Uni qui ordonna la construction du port en 1860.
Durant notre séjour, nous étions hébergé à deux endroits différents : les trois premiers jours à Cape Town et les trois derniers jours à Fish Hoek. Lors de notre changement d’endroit, nous visitons le bistrot « I Love Coffee » tenu par des sourds pour ensuite faire une balade dans l’une des plus belles plages du Cap, à Llandudno. Sublime, nous n’avons pas de mots pour le dire…
Pour profiter de notre dernier séjour, nous avons mis une journée trip pour visiter les manchots du Cap à Simon’s Bay et sa Peninsule avec le Cap de Bonne-Espérance pour voir les deux océans (Atlantique à droite et Indien à gauche).
Après un contact éclair, Emmanuel est retourné au Cap pour visiter et remettre le drapeau Sign Union Flag au président de la fédération d’Afrique du Sud : Bruno Peter DRUCHEN (Deaf SA) et son assistant Jabaar. Cette structure est aussi bien que les autres fédérations que nous avons visitées lors de notre tour du monde.
Avant de reprendre la route pour Johannesburg (il y a 1500 km qui nous attendent), nous prenons un mini bol d’air sur la plage de Muizenberg. Et surprise, nous avons vu un groupe de personnes qui assistent à la messe en plein air et s’élancent vers la mer où l’eau avoisine 4-5 degrés !

Sur la N2…

La N2 est l’une des principales routes d’Afrique du Sud. Il s’agit d’une autoroute longeant la côte de l’océan Indien.
La Nationale 2 débute à Emelo et prend fin à Le Cap (Cape Town). Elle passe par Durban, East London et Port Elizabeth.
Elle a une distance de 2255 km et nous l’avons parcourue avec notre Toyota Avenza durant près de deux semaines.
Voici ci-dessous quelques récits accompagnés de photos :

St Lucia
& Village Zulu

Après le Parc Kruger, au nord-est de l’Afrique du Sud, nous traversons en une journée le pays Eswatini (ex. Swaziland) pour prendre la N2 qui débute à la sortie de la frontière.
Nous arrivons à la ville de St Lucia qui se trouve en bord de l’océan Indien.
Le 16 mai, anniversaire de Soizick, nous nous baladons sur la belle plage où nous voyons des enfants se baigner pour la première fois. Nolan s’intéresse particulièrement aux pêcheurs à la ligne, ils réussissent facilement à trouver des poissons !
Sur cette commune, nous trouvons des panneaux, comme « Attention aux Hippopotames » ou encore « Attention aux Crocodiles ». En effet, il n’est pas rare de voir ces animaux car cette ville est située dans la réserve d’Hluhluwe.
Le lendemain, nous allons voir un village Zoulou, avec une guide. Elle nous explique leur mode de vie, qui existe encore dans la région (création de lance et bouclier en peau de vache, confection de collier et bracelet en perle, fabrication de médicament avec des plantes et fermentation de la bière à base de malt et maïs).

Durban

A travers les champs de canne à sucre à perte de vue , nous prenons la direction de cette grande ville située à environ 250 km au sud-ouest de St Lucia. Sur la route, nous voyons beaucoup de gens (principalement des noirs) qui attendent les bus pour se déplacer. Nous rencontrons aussi beaucoup de supporter de football au station service, ravitaillement oblige. Les « Chiefs » vont à Durban pour assister à la finale de la Coupe d’Afrique du Sud. Ils ont perdu face à la « Galaxie » par 1 à 0.
Arrivé à la plage, nous remarquons beaucoup de personnes d’origine indienne. En effet, des vagues migratoires venues d’Inde ont débarqué tout au long du XIXe siècle pour aider à l’industrialisation de la ville, ce qui explique leur présence imposante aujourd’hui.

East London
& Grahamtown

Entre Durban et Jeffreys Bay, il y a près de 1000 km. Pour équilibrer le trajet, nous avons pris une nuitée à East London puis une pause à Grahamtown avec ses 50 000 habitants. Nous avons pris un déjeuner dans la cours d’une prison qui est devenue un lieu de charme. Cette ville appelée aussi « Ville des Saints » ne compte pas moins de 40 églises !

Jeffreys Bay

Enfin arrivée à Jeffreys Bay, ville tant attendue par nos enfants pour faire du sandboard (surf sur sable). Chose promise, chose due, nous leur offrons un tour de deux heures au paradis des dunes !
Cette ville est également un paradis pour les surfeurs car de belles vagues sillonnent les côtes de manière sublime, elles nous laissent chaque fois bouche bée.
Les coquillages y sont exceptionnels avec tant de variétés… que Kenaïg en a ramassé une tonne !
La ville est tellement belle que nous y sommes restés près de trois jours à nous reposer.

Knysna

Voici la fameuse ville où le fiasco des bleus a débuté par une grève de joueurs auprès de Domenech pour protester contre l’expulsion d’Anelka lors de la Coupe du Monde de football en 2010 ! Nous sommes passés devant leur hôtel, bref c’est du trop luxueux ! Mais, nous ne retenons pas que cela, cette ville a l’allure d’une ville côtière des Côtes d’Armor. Ses rochers sont beaux à regarder, avec des crustacés bien vivants et visibles. Magnifique !

Oudtshoorn

Nous nous sommes permis de quitter la N2 pour faire un détour à la capitale mondiale de l’autruche ! Dans la région, on ne compte pas moins de 6 millions d’œufs par an (une autruche pond 12 à 16 œufs/an).
A Highgate Ostrich Show Farm, Ben nous guide durant deux heures pour expliquer la vie fort intéressante de l’autruche . Nous nous y sentions tellement bien que nous sommes restés une demi-journée. Une évasion complète par rapport à la route… Nous avons goûté de la viande d’autruche et ça a un goût similaire au bœuf.

Elim & Hermanus

Sur la route d’Hermanus, nous profitons de deux détours. Un à Malgas pour voir l’unique bac tiré à la main. Une expérience exceptionnelle puisque maintenant tout est motorisé !
Et de deux à Elim, un village où nous observons uniquement des maisons au toit de chaume, même le toit de l’église en fait partie.
Dernière étape avant Le Cap, nous arrivons dans une station balnéaire qui est réputée pour l’observation des baleines. Et justement, nous avons vu une baleine à environ 1 km de la côte (c’est un fait rare en Mai). Généralement, les baleines viennent se reposer entre Juin et Octobre.
Puis, au lieu de prendre la N2 pour Le Cap, nous continuons sur la R44 pour voir les Manchots du cap et les Dassies.

Beaucoup de souvenirs marquants, avec un arc-en-ciel pour nous remercier de nos visites sur cette fameuse N2 !

Sondage :
Les monnaies du Monde

Pour revoir les billets de banque (et voter pour les plus beaux !), nous vous proposons de faire un tour dans la page :
Les monnaies du Monde

Parmi nos 14 pays visités *, lequel vous parait la plus belle monnaie du monde ?

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* Nous n’avons pas fait d’article sur l’Eswatini (ex. Swaziland) car nous ne l’avons traversé qu’une journée.

La monnaie d’Afrique du Sud,
le Rand

Le Rand est la monnaie officielle de l’Afrique du Sud. Elle peut être utilisée dans deux autres pays : Eswatini (ex. Swaziland) et Lesotho.
Son symbole est : R. Il est souvent employé avant les chiffres, comme R100 qui signifie 100 rands.
Les 5 nouveaux billets sont en place depuis Juillet 2018, et chacun d’entre eux est symbolisé, au verso, par un animal du Big Five (Léopard, Buffle, Lion, Éléphant et Rhinocéros). Au recto, c’est toujours le visage de Nelson Mandela en hommage pour son combat contre l’apartheid.
Contrairement à certains d’autres pays, le repérage des billets est facile grâce aux couleurs bien distinctes (Vert, Orange, Rose, Bleu et Jaune).
Nous comptons aussi 6 pièces différentes : R5, R2, R1, R0,50, R0,20 et R0,10. La forme des pièces va du plus grand au plus petit.
La vie en Afrique du Sud est un petit peu moins chère qu’en Europe et le cours est actuellement de R16 pour 1 €.

Parc Kruger

Découvrez les différents animaux que nous avons observés au Parc Kruger (Afrique du Sud).

Central Higher Secondary School for the Deaf

Dans cette école de Katmandu, Pooja (S) a eu l’autorisation du directeur (E) pour nous faire visiter cette première école du Népal le jour de l’armistice, ici le 8 mai n’est pas un jour férié !
Créée en 1967, ou bien en 2024 au calendrier népalais, l’école a débuté avec une philosophie oraliste, avec seulement 4 élèves en lien avec l’hôpital qui est situé juste à côté. Petit à petit, cet établissement public a augmenté ses élèves. Et aujourd’hui, il compte 350 à 400 élèves !
Entre temps, en 1995, suite à l’embauche d’un professeur sourd (Ramesh), l’école a changé de philosophie, elle a opté pour une éducation trilingue (népalais, langue des signes népalaise et anglais). Aujourd’hui, il y a 6 professeurs sourds.
Il existe 15 niveaux répartis en deux cursus :
– cours pré-primaire (de 1 à 3)
– cours primaire (de 1 à 12)
Ici, au Népal, l’école est obligatoire. Les entendants commencent à l’âge de 3 ans et chez les sourds, c’est plus tard vers l’âge de 5 ans. Nous avons vu des élèves qui arrivent bien plus tard, vers 8-9 ans. Ces derniers sont dans des classes avec des plus petits. Ici, il ne regardent pas l’âge, seulement les compétences d’apprentissage.
L’école au Népal commence le dimanche et se termine le vendredi (6 jours). Le samedi est un jour de repos et les horaires sont variables, généralement c’est 10h à 16h avec une pause déjeuner de 13h à 14h, soit 5 heures de cours par jour.
Dans une des classes, nous avons vu 40 élèves ! Et nous pouvons dire qu’ils sont très disciplinés. Les garçons et filles sont ensemble mais ils sont séparés par un rang de couloir.
En fin de visite, Ramesh nous signale qu’il existe 24 écoles de sourds réparties un peu partout dans le pays, et que certaines ne vont pas jusqu’au niveau 12. Par la suite, les élèves viennent à Katmandu pour terminer leurs cursus.
L’école est publique, donc gratuite mais le transport, l’hébergement et la nourriture restent à la charge des parents. L’établissement possède 4 bus pour emmener les élèves vers l’un des 6 hébergements, deux internats (filles et garçons) et 4 hôtels parrainés.
Avant de quitter l’école, Pooja nous propose de filmer l’hymne népalais avec sa fille qui est dans cet établissement, voir la vidéo par ailleurs.
En fin du compte, nous avons remis les deux livres à Ramesh (« Le petit garçon et la lune » et « Viggo »).

Site web de l’école :
http://centraldeafschool.edu.np/school

Une famille sourde autour du monde