Hong-Kong en 4 jours

De Bali, nous profitons d’une escale de 4 jours dans cette immense ville avec 7 millions d’âmes avant de rejoindre le Népal. A peine arrivés dans l’immense aéroport qui se trouve sur une île artificielle à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville, nous avons pris aussitôt un taxi pour rejoindre l’hôtel situé au cœur de la ville, Tsim Sha Tsui.
Hong-Kong est officiellement une région administrative spéciale de la Chine, autrement dit : les anglais l’ont laissé en 1997 pour la mettre en autonomie durant 50 ans avant que la Chine ne la reprenne en main, normalement en 2047 !
Jour 1, nous avons fait une balade le long de l’avenue des stars avec une sourde: Wong, puis nous empruntons « Star Ferry » pour traverser la mer qui sépare Kolow d’ Hong-Kong qui se trouve sur une île au sud. Dans ce quartier d’affaire, nous ne trouvons que des grandes tours de business dont la fameuse tour d’HSBC (banque de renommé mondiale) qui signifie « Hong-Kong Shanghai Bank Corporation ». D’ailleurs, il n’y a qu’une banque sur HGK !
En début de soirée, nous montons sur le sommet Victoria par tramway afin d’ assister à une vue splendide sur toute la ville avec ses innombrables grattes-ciel qui s’illuminent jusqu’au bout de la nuit.
Jour 2, avec Nancy, nous sommes allés voir la Fédération des Sourds d’Hong-Kong. Nous avons été impressionnés pour l’ampleur de cette fédération qui ne compte pas moins de 3000 adhérents. La présidente, Lau Lai Fong, nous explique son fonctionnement fort intéressant. Elle était contente du drapeau « Sign Union Flag » que nous leur avons remis. Puis, un après-midi tranquille avec les visites des marchés d’oiseaux, de fleurs et de poissons qui sont situés d’une rue à l’autre dans le nord de Kolow.
Jour 3, après une grasse matinée dans notre minuscule chambre (8 m² avec salle d’eau), nous partons apprendre l’histoire de cette ville à « Hong Kong Museum of History », un enseignement riche pour mieux comprendre la conception de cette immense ville. Le soir, Nancy nous invite à passer la soirée avec leurs amis, un moment d’échange intéressant et conviviale.
Jour 4, initialement nous avions prévu d’aller visiter la presqu’île de Lantau avec le village-pêcheur de Taï O, nous avons été obligés d’abandonner notre projet car nous avons appris que notre vol pour le Népal a été avancé de deux heures. Nous quittons donc cette mégalopole sous une pluie battante avec en mémoire une ville ultra-branchée et surtout connectée 24 heures sur 24.

Sekolah Tunarungu Sushrusa

Rendez-vous pris avec Ferdiyanto Turut (merci à Giovanni pour le contact) le jeudi 4 avril à 7h30 du matin, heure d’ouverture de l’école, nous partons d’Ubud avec la famille de Claudia à 6h du matin (amie qui est venue nous rejoindre).
Ce professeur sourd nous accueille à l’heure tapante de bonne humeur, l’échange se fait avec un mélange d’ASL* et de LSI**.
Avant de visiter l’école, il nous propose un petit cours sur l’histoire de cet établissement et nous apprend également quelques signes de la Langue des Signes Indonésienne, le BISINDO***, pour faciliter l’échange avec les élèves.
Crée en 2015, cette école privée fonctionne avec le financement des parents pour employer 10 enseignants dont 4 sourds.
Sur les neuf écoles sourdes de Bali, c’est la seule à proposer une version trilingue, c’est-à-dire le BISINDO*** avec les langues Balinaise et Indonésienne.
En ce moment, un dossier australien est en cours d’acheminement pour créer une école plus grande afin d’être dans de meilleurs conditions. Normalement, c’est pour dans deux ans, espérons que ce projet se concrétise.
En attendant, 62 élèves sont répartis dans cinq classes de niveau différent allant de 3 à 15 ans (grade 1 à 4). Par la suite, pour les élèves désirant continuer l’école, ils doivent changer d’école.
Les cours se tient essentiellement le matin de 7h30 à midi. Il existe aussi un créneau dans l’après-midi (de 15h à 17h) pour les élèves éloignés, mais ils sont peu nombreux.
Durant cette matinée, nous nous sommes présentés dans chaque classe (mathématique, religion, langue des signes, langue et histoire).
Puis, en compagnie de Ferdiyanto, nous avons fait le jeu du téléphone arabe avec une classe. A la fin, tout le monde était content d’avoir appris quelques signes français.
Avant de quitter ce lieu, nous profitons de la salle d’accueil pour remettre le drapeau Sign Union Flag afin de les remercier de leur gentillesse qui nous ont offert durant toute cette matinée.

* American Sign Langage (Langue des Signes Américain)
** Langue des Signes International
*** Bahasa Isyarat Indonesia (Langue des Signes Indonésienne)

La monnaie d’Indonésie,
le Rupiah

La roupie indonésienne ou rupiah (IDR) est l’unité monétaire de l’Indonésie. Née pendant l’occupation japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, elle devient la monnaie nationale le 2 novembre 1949 en remplacement du florin des Indes orientales néerlandaises, quatre ans après l’indépendance du pays. Son nom s’inspire de l’unité monétaire de l’Inde : la roupie indienne.

Source : Wikipedia

Pour la première fois, nous comptons des billets par millions.
Dans tout le pays d’Indonésie, les prix sont affiché en K, c’est-à-dire par millier.
Par exemple, si nous apercevons 100K, cela signifie 100 000 Rupiah.
Un jus de fruit bien frais coûtera environ 15K (soit près d’1 euro).
A quand la suppression des trois zéros en trop ?!
Il existe tout de même une pièce de 500 rupiah qui coûte 3 centimes.

Fabrication de l’Huile de Coco

Il existe 6 types de cocotiers. On peut faire de l’huile avec tous ces variétés. Le fruit pousse en 6 mois et le germe sert à faire pousser un cocotier.

Après la cueillette, on laisse les cocos mûrir pendant plus d’une semaine. Parfois, on trouve des germes à l’intérieur du fruit.

On récupère le fruit à l’intérieur de la coque. Il faut compter 6 cocos pour faire 300 ml d’huile. Autrefois, les coques servaient d’assiette et aujourd’hui, elles permettent de faire du feu (il faut les sécher avant au soleil).

Nous râpons le fruit avec une machine à râper. Les cocos râpés sont versés dans une bassine.

On essore, deux fois, les cocos râpés mélangés avec un peu d’eau dans un torchon et on obtient du lait de coco de couleur blanche.

Dans une grande casserole, le lait de coco est chauffé pendant 2 heures. On cuit également les râpés de coco pour les donner aux cochons.
A la fin de la cuisson, l’huile est à la surface et le lait est au fond de la casserole. On récupère l’huile avec une grande cuillère pour les recuire à nouveau afin d’éliminer les gouttes de lait.

Après une heure de cuisson, l’huile est prête à être utilisée pour la cuisine ou bien pour faire un massage !
Ici, à Bali, il faut compter 6 euros le litre. En France, c’est 30 € le litre !
Merci à Mas et Ganyar de Keliki (Bali) pour la démonstration de cette fabrication.

Une journée avec Ivy à KL

Ivy, amie d’un ami : Sacha, est venue à Nantes en Septembre 2015. Nous avons pris contact avec elle pourlui demander de nous guider dans la capitale de Malaisie : Kuala Lumpur (abrégé : KL).
Rendez-vous pris dans notre bel appartement situé au 43e étage, avec une piscine, elle est venue avec ses amis Rachel et Christophe car nous avons eu besoin de deux voitures pour nous balader.
Premier lieu, direction 20 km nord, la grotte de Batu. Sur place, une immense statue en or se dresse devant l’entrée de la grotte. Un lieu sacré par les hindous, un pèlerinage s’y tient une fois par an.
Déjà midi, nous nous dirigeons vers un restaurant de renommée mondiale : KFC avec ses 95% d’employés sourds. Nous étions étonnés de voir l’aisance des échanges entre les vendeurs et les clients. Les incidents sont minimes. Ce restaurant a été sponsorisé par « Community Care ».
Après avoir été rassasiés , à notre demande, nous filons vers le sud de KL pour voir une association de formation en Langue des Signes : RC Deaf Missions. Cette structure est dirigée par Agnès (E) qui a pour ambition de développer le BIM (langue des signes malaisienne). Nous en profitons pour lui remettre le drapeau « Sign Union Flag »afin de la remercier de sa combativité pour les malaisiens sourds.
Pour l’heure du goûter (à 19h !), nous retournons au centre-ville chez l’enseigne Starbucks. Ce café tenu exclusivement par des sourds (sauf le dirigeant) est un exemple à suivre pour les gens qui souhaitent tenir un fast-food en France. Nous pensons essentiellement à Imane et Kanyaman qui ont pour ambition de créer un restaurant « La Papotière » sur Nantes, nous espérons que ce projet verra le jour.
Enfin, pour finir la journée, nous mangeons dans un resto local avec d’autres amis à Ivy qui sont venus nous rejoindre. Nous avons causé (de tout) jusqu’au bout de la nuit ! Non, jusqu’à 1h du mat’, nous sommes tout de même raisonnable ! 😉

Une famille sourde autour du monde