Archives de catégorie : Bolivie

La monnaie de Bolivie, le Boliviano

La monnaie de Bolivie est le Boliviano (BS).
Il comporte 5 billets : 200, 100, 50, 20 et 10.
Il existe également 5 pièces : 5, 2, 1 et 0,50.
En ce moment, il y a 2 nouveaux billets qui sont en circulation pour remplacer les anciens : 20 et 10.

Pour une journée, on dépense environ 750 BS pour nous 5.

Une pizza de 30 centimètres coute 40 BS, soit près de 5 €.
Ici, on remarque 3,8 BS pour un litre d’essence (50 centimes d’euro le litre).
Le taux de change est à 8,1.

En Bolivie, la vie est un peu moins chère qu’au Pérou.

 

Tupiza et Salar d’Uyuni

A une heure de la frontière d’Argentine, nous avons fait une halte dans la petite ville de Tupiza, point de départ d’un tour de quatre jours dans le Salar d’Uyuni, bien décidés à faire des activités. Une balade de 4 heures à cheval s’invite. A la surprise, Awenna (7 ans) est montée sur un grand cheval, ce qu’on ne pourrait pas faire en France. Une balade digne d’un Far-West avec des paysages de couleur ocre.
Au lendemain, une petite mésaventure, aucun distributeur n’a accepté nos retraits d’argent. Alors, on est passé par Western Union ; mais une première transaction a été refusée car je n’avais pas mentionné mes trois prénoms. Le problème a été résolu en faisant la 2e transaction. Une bonne leçon à retenir pour le futur.
C’est parti pour 4 jours de 4×4 avec Hugo (chauffeur) et Hilda (cuisinière) ; un moment inoubliable que nous ne regretterons pas d’avoir fait, même si c’est onéreux. On a vu une magnifique faune (lama, vigogne, autruche, flamand rose, wallata et viscacha) et une flore variée (lagune, canyon, désert, montagne de plus de 6000 mètres, cactus…). En fin de parcours, nous avons traversé le mythique Salar d’Uyuni (désert de sel) où l’on s’est bien amusé à faire des illusions d’optique.
Après un tour de 1 100 km, nous sommes revenus à Tupiza pour y passer une nuit avant de rejoindre l’Argentine. On quitte la Bolivie, en ce 21 septembre, après avoir passé un total de 16 jours dans ce pays en haute altitude, proche du soleil.

Sucre

Teodora et Maria nous attendait au terminal pour nous emmener chez eux.
Pour la première fois depuis notre départ, nous dormons chez l’habitant durant 4 nuits. Une expérience inédite.
La famille CONDORI, Teodora (sourde) et ses deux enfants : Milka et Sebastian, Silvia (sourde) et Jorge sont frère et sœur. Ils habitent tous ensemble dans un trois pièces.
On a découvert la belle ville coloniale en leur présence.
Chaque soir, de nouveaux amis s’ajoutent à la liste. A la fin, nous étions nombreux pour visiter la « Casa de Liberta » (impressionnant lieu de la décision d’indépendance de la Bolivie, du Pérou et de l’Argentine), le parc d’attraction des dinosaures et la visite d’une école sourde (voir billet par ailleurs). Nolan et Awenna ont apprécié un moment de lecture à la bibliothèque de l’Alliance Française.
On quitte Sucre avec un pincement au cœur, la famille CONDORI nous as offert des cadeaux généreux (tee-shirt, foulard, boucles d’oreilles).

Audiologia

En ce vendredi 14 septembre 2018, le directeur Max Eloy Bejarno Zubela nous a ouvert la porte de son école en compagnie de la famille CONDORI.
« Audiologia », créé en 1987 par Sandi, accueille 68 élèves sourds de la maternelle au lycée. Nous avons rendu visite à chaque groupe. L’école n’a lieu que le matin de 8h à 12h30, sauf pour les 22 lycéens qui vont en intégration l’après-midi.
Le directeur a mis en place un soutien scolaire du soir pour les enfants sourds n’ayant pas accès à l’éducation durant la journée (trop éloignés de l’école, ou bien aidant leurs parents).
En ce jour de fête, la Sainte Guadalupe, plusieurs personnalités sont venus rendre visite aux élèves. Nous avons donc rencontré Vladimir Juan Gonzales Romero qui représente la province Chuquisaca auprès de la fédération bolivienne (FEBOS). On lui a remis le drapeau « Sign Union Flag » , en explicitant le WFD de Juillet 2019 à Paris.

Potosi

A 700 km de Copacabana, nous avons voyagé de jour jusqu’à La Paz, pour ensuite circuler de nuit vers Potosi. Avec peu de choix sur le mode de transport, nous sommes arrivés à 4h du matin dans cette ville de mines d’argent. N’ayant pas trouvé d’hôtel pour nous accueillir au chaud, nous avons dormi dehors sur la Place du 10 Novembre par -2°C avec nos duvets (un clin d’œil à Cap Outdoor de Nantes). Après une journée d’organisation pour trouver le bon hôtel, nous avons dîné avec Julio, un sourd bolivien qui nous accueille pour 3 jours.
Chaque dimanche, les sourds se réunissent pour un match de foot, on a pu échanger avec eux.
L’intérêt de la ville est de voir les mines d’argent (encore en activité), mais on ne les a pas visitées car c’est fortement déconseillé au moins de 16 ans. Fort heureusement qu’il y a le musée de la « Casa Nacional de Moneda », Julio a été notre guide. Il nous a expliqué l’histoire de la colonisation espagnole pour ramener l’argent en Europe. Un moment de tristesse et de révolte pour la Bolivie au XVIe siècle.
On le remercie de sa gentillesse pour nous avoir emmené jusqu’au terminal de bus, afin de rejoindre la famille CONDORI à Sucre.

Le Lac Titicaca

En ce début du mois de Septembre, nous arrivons à Puno, notre dernière ville du Pérou. Dans le bus de nuit, on aperçoit au lever du soleil, le magnifique lac en plein milieu des cordillères des Andes. Ce lac qui s’étend sur 8500 km² et se trouve à 3810 mètres d’altitude est partagé entre le Pérou et la Bolivie. Arrivés, nous repartons aussitôt pour une excursion de deux jours et une nuit auprès des îles du lac Titicaca (Uros, Amantani et Taquille).
Les îles Uros sont flottantes, eh oui ! Elles reposent sur des couches de roseaux de trois mètres d’épaisseur. ça a de quoi tenir les maisonnettes fabriquées aussi en roseaux (totora) !
Après avoir grimpé, dansé, mangé et dormi chez l’habitant à l’île d’Amantani, nous nous sommes baladés, et avons visité l’autre île de Taquille.
En ce 5 septembre, après avoir passé 29 jours au Pérou, il est temps de visiter la Bolivie.
Une nouvelle découverte pour les enfants au passage de la frontière avec des tampons sur les passeports, les échanges de monnaie (de Soles en Bolivianos), le passage de la ligne qui délimite les pays et le changement d’horaire.
On commence par la ville de Copacabana qui se trouve également au bord du Titicaca. Avec la cathédrale et le calvaire, cette ville est religieuse puisqu’on baptise même les voitures ! En cette période d’hiver, la plage, de type méditerranéenne, est désertique. Plus personne ne va nager, à part Nolan et Kenaïg qui sont les plus vaillants (ils sont restés au moins 20 minutes dans une eau à 9°C !). Ici, la nuit atteint -2°C. Eh oui, on est sur une chaine de montagne qui avoisine les 4000 mètres, et ça va durer encore 15 jours ! Brrr, heureusement qu’on a de quoi se couvrir…