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Le tuk- tuk au Sri Lanka

Le tuk-tuk, dire touk-touk, est un moyen de transport avec 3 roues.
On l’appelle le »tuk -tuk » parce qu’il klaxonne toujours ça fait « touk-touk ».
Il y en a beaucoup et de toutes les couleurs.
En ville il y a plus de tuks-tuks que de voitures.
Le conducteur de tuk-tuk est fou, parce qu’il roule trop vite et trop près des voitures. Nous avons souvent eu très peur.
Il y a 3 ou 4 personnes à l’arrière. On peut être très serrés, le chauffeur est devant.
J’ai conduit le tuk-tuk pour aller à Sigiriya.
C’est pas cher : 100 roupies pour environ 1 km
1 euro = 200 roupies
1 tuk-tuk neuf coûte 4000 € = 800 000 roupies.
1l d’essence coûte 145 roupies.
Le conducteur passe le permis à 18 ans après avoir appris le code et 6 mois de leçon pratique. Un permis coûte 25 000 roupies.
Le tuk-tuk fait beaucoup de pollution.
En Inde le tuk-tuk s’appelle Rickchaw.

Impressions sri-lankaises de PapyGaby

Sourires : c’est le maître mot !

Quotidiennement, cent fois, mille fois, un simple regard partagé déclenche le sourire. De l’enfant, bien sûr, toujours curieux et disponible pour communiquer ; du commerçant, évidemment, mais émis de si bon cœur qu’il serait bien mal venu de qualifier ce sourire de commercial ; des jeunes filles, avides de reconnaissance, ne mettant aucune retenue à leur sourire ingénue ; des jeunes hommes, prompts à tenter deux mots d’anglais ; de la famille entière, en promenade dominicale ; de la vieille femme, se tenant à la fraîche sur le pas de sa porte ; du pétillant driver de ‘tuk-tuk’, ne manquant jamais un dernier sourire avant de replonger dans la tumultueuse circulation ; du simple passant enfin, semblant tout naturellement disposé à cet échange si humain du regard et du sourire.
Cette heureuse disposition d’esprit s’inscrit-elle dans une philosophie, une psychologie, une culture ? Un si court séjour ne nous permet guère d’hypothèses… Cependant, nous pointons une pratique qui ouvre, à coup sûr, la potentialité de cette relation de proximité : le téléphone portable n’est pas greffé aux oreilles des Sri Lankais ! Comme ailleurs dans le monde, les mobiles sont présents, mais ici leur usage nous apparaît tout à fait raisonnable, loin d’atteindre le stade d’un envahissement isolant.
En conclusion de ce chapitre sourire et gentillesse, je paraphraserais bien le célèbre slogan touristique irlandais : « Vous êtes venus pour le Sri Lanka, vous reviendrez pour les Sri-Lankais ! « 

Technologie au service du voyageur international.

L’objectif de notre voyage était d’abord pour revoir Emmanuel, Soizick et leurs trois enfants. Les billets réguliers postės sur leur blog nous rassuraient sur le bon déroulement de leurs quatre premiers mois de pérégrinations, déjà !
Nous les savions organisés et déterminés (une telle aventure exige évidemment d’avoir la tête sur les épaules) toutefois ils nous ont encore étonnés par leur débrouillardise, bien soutenue par la technologie. Sur ce point, notre époque est vraiment extraordinaire.
A condition d’en maîtriser l’usage, de multiples applications informatiques facilitent grandement aujourd’hui la vie du voyageur en milieu étranger.
En voici quelques exemples. Des sites comme Booking ou Airbnb offrent toujours un choix d’hébergement, à retenir pour l’heure suivante ou dans 6 mois. Des outils de traduction d’une langue à l’autre permettent de déchiffrer tout texte affiché et même de transformer une voix étrangère en français écrit  ; c’est rarement parfait mais c’est mieux que rien. Et puis, n’oublions pas Skype et surtout WhatsApp pour des échanges multimédia en temps réel avec parents et amis. Pour ces outils, une connexion Internet est requise. Parfois rapide, parfois poussif, Internet est heureusement implanté dans tous les hébergements au Sri Lanka.
Mais durant ce voyage, c’est l’appli « Maps.me » qui nous a le plus étonné car elle fonctionne sans connexion Internet ni réseau téléphonique. Elle nécessite seulement le téléchargement préalable d’une carte détaillée (et gratuite) du pays visité ; ensuite « Maps.me » utilise la fonctionnalité GPS du smartphone pour vous localiser et vous guider finement vers tout autre point choisi sur la carte. À maintes reprises, cette appli nous a été d’un grand secours pour atteindre nos hébergements ou des lieux de visites.

Communication en 3D

Et en plus, ils sont sourds ! ! ! Certes, nos oreilles nous sont souvent bien utiles mais il arrive qu’elles nous handicapent plutôt quand nous tentons désespérément un déchiffrage oral d’une langue étrangère. Dans ce contexte, le langage du corps s’avère beaucoup plus efficace ; et c’est précisément dans ce domaine que les sourds sont experts !
Dans une gestuelle éprouvée, Emmanuel a souvent pris l’initiative pour trouver un chemin ou obtenir un renseignement. Pour être juste, l’anglais maîtrisé par Maryvonne nous fut quand même bien précieux en certaines occasions. En fait, ces deux modes d’expression peuvent être qualifiés d’universels ; avec un avantage au gestuel dans la relation aux millions de personnes ne pratiquant pas l’anglais, en commençant par de nombreux sourds.
A Kandy, quatre jours durant, nous avons logé dans une famille dont les membres sont majoritairement sourds. Nous avons constaté comment la conversation gestuelle s’est rapidement révélée efficiente. En effet, beaucoup de paramètres de ce langage en trois dimensions sont ressemblants d’un pays à l’autre ; seul le vocabulaire demeure vraiment rattaché à chaque culture. Emmanuel nous dit que 3 jours lui sont suffisants pour intégrer le vocabulaire courant d’un groupe étranger. Au final, une langue des signes internationale prend corps ; ainsi sur notre court séjour nous avons assisté à des échanges animés entre sourds sri-lankais, allemands, finlandais, australiens, néo-zélandais…

Maman, qu’est-ce qu’on mange ?

Quelle maman n’a pas entendu cette phrase au moins une fois par jour ? Même au Sri Lanka nos 3 petites têtes blondes n’échappent pas à la règle.
Le plat national est bien sûr le riz & curry car le riz est l’aliment de base dans la cuisine. Dans les restos Sri Lankais il est servi à volonté pour une poignées de roupies. Bien sûr ce plat est impossible pour nous car trop épicé.
Ce que l’on trouve facilement : le Dahl (purée de lentilles), les Hoppers qui ressemblent à des crêpes à base de farine de riz. On peut y ajouter un œuf et cela devient un Egg hopper.
Nous trouvons aussi le Dosa qui est une fine crêpe garnie de légumes souvent très poivrés.
Pour notre bonheur, des boulangeries dans les villes font un excellent pain de mie qui ressemble à notre pain français.
Cependant il nous arrive de déguster le Rotti. Non ce n’est pas un plat de viande mais un pain plat cuit sur une plaque chaude et servi avec une garniture sucrée ou salée.
Enfin le plat préféré de papi et mami est le Kotthu qui est un pain rotti émincé et sauté avec des légumes hachés très fins. Notre leitmotiv dans les petits restaurants est toujours « NO SPICY » (pas d’épices) mais les cuisiniers n’ont pas la même notion que nous et pour eux le poivre n’est pas une épice et ils ont toujours la main lourde !
Soizick a aimé le Lamprai qui est un plat de riz et légumes cuits avec du piment et servi dans une feuille de bananier.
Les Sri Lankais eux préfèrent les plats qu’ils appellent les Devilled et devil c’est le « diable » et le diable c’est « le feu » . Sont appelés « devilled » tous les plats très épicés. Il est évident que ces plats ne sont pas pour nos palais. Les pâtisseries peu nombreuses sont à base de noix de coco et de farine.
Mais bien sûr des Pizzas Hut se trouvent dans toutes les grandes villes et les bons Hamburgers Américains aussi !
Dans la plupart des Guest House nous prenons un petit déjeuner pain-beurre-confiture avec parfois des crêpes sucrées accompagnées de thé et beaucoup de fruits nous sont proposés. En effet nous faisons une cure d’excellentes petites bananes, de pastèque, de mangue, de papaye et d’ananas.
Régal pour nos palais, bon pour la ligne et heureux antidote au riz !

Parc Uda Walawe

Découvrez les différents animaux que nous avons observés au Parc Uda Walawe (Sri Lanka).

Voyager en train au pays du thé

Un des moyens le plus sûr pour voyager au Sri Lanka est sans conteste le train .  C’est un excellent moyen de transport pour l’ambiance dans les wagons et la beauté des paysages que l’on traverse. On nous avait conseillé de nous rendre de Kandy à Ella pour admirer La route du thé. Bien que nous ayons voulu réserver 4 jours à l’avance impossible d’avoir une place en 1ère ou en seconde. Les places sont prises d’assaut et les réservations sont ouvertes 45 jours à l’avance (comme pour notre TGV) mais la comparaison s’arrête là !…  En effet sur  le conseil de notre hôte nous avons décidé d’essayer la 3éme classe que l’on peut prendre sans réservation. Arrivés à la gare notre sommes surpris de voir autant de monde sur le quai. A l’arrivée du train, le wagon était bondé avec des personnes sur le marchepied extérieur. Pourtant il va falloir entrer malgré nos gros sacs. On pousse, on pousse encore, on se faufile et finalement, pas sans mal, nous sommes tous rentrés. Cette fois le wagon est plein à craquer. Eh non ! car à la gare suivante il y en aura autant à monter. Pour avoir une place assise, il va falloir « lorgner  » la personne qui est susceptible de descendre et commencer à « grignoter » la place. En effet, nous devons parcourir 180 kms en 7 heures !
Certes nous avons le temps d’admirer la nature et les femmes qui cueillent le thé dans la montagne car le train prend son temps et s’arrête à chaque petite gare. Sur ce trajet, les marchands ambulants pensent régulièrement à nos estomacs : cacahuètes, oranges, biscuits, crevettes et poissons (accompagnés de l’odeur) nous sont  proposés pour quelques centimes d’euros.
Cerise  sur le gâteau, ce trajet de 180 kms nous est vendu pour 130 roupies pour les adultes soit 75 centimes d’euros et moitié moins pour les enfants !
A ce prix on ne peut pas avoir la vitesse et le confort.

Le triangle culturel

Au bout de 24 heures de voyage, nous arrivons à Negombo pour retrouver Papi et Mami. Quelle joie de les retrouver après 4 mois de voyage en Amérique du Sud et en Océanie !
Après avoir dormi pratiquement tout l’après-midi pour récupérer le décalage (il y a près de huit heures entre la Nouvelle-Zélande et le Sri Lanka), nous nous promenons au bord de l’océan indien pour voir les poissons séchés.
Dès le lendemain, nous filons vers Anuradhapura, lieu de pèlerinage des bouddhistes cinghalais. Lors de notre visite en vélo, nous partons à la découverte des temples, palais, sanctuaires, bassins et dagoba.
Cette ville sainte était une ancienne capitale avant que Polonnaruwa la remplace. On dit qu’il n’y avait pas moins de 119 rois qui se succédèrent à la tête de cet empire.
Direction Sirigiya, ce minuscule village est surplombé par un immense rocher perché en pleine milieu de la forêt qui s’étend à perte de vue. En haut de ce rocher se trouve une forteresse bâtie par le roi Kassapa (477-495) et qui n’a servi que pour lui-même. Ses descendants n’ont pas pris la relève car le palais se trouve à 200 mètres de hauteur et ce n’est pas bien pratique pour se déplacer. Sur ce rocher, nous trouvons de magnifiques fresques : les « Demoisselles de Sirigiya », dont une d’entre-elles ressemble à « La Joconde », elle est nommée d’ailleurs la « Mona Lisa Sri Lankaise ».
Sur la route pour Kandy, nous faisons une halte à Dambulla pour voir l’immense bouddha en or et ses cinq magnifiques grottes où se trouvent plusieurs bouddha.
Kandy, ancienne capitale qui se situe au cœur de l’île cinghalaise, est une étape de repos pour nous. Durant quatre jours, nous avons dormi chez une famille sourde (Sumith et Nisansala). Grâce à leurs précieux conseils, nous avons visité le Temple de la Dent de Bouddha et une Usine de thé (Lipton’s tea).
Ce triangle culturel, d’Anuradhapura à Kandy en passant par Polonnaruwa, est une forte concertation de lieux importants pour le bouddhisme cinghalais, omniprésent sur Sri Lanka. Cela n’empêche pas de voir d’autres religions comme : le christianisme, l’islam, l’hindouisme avec pour chacune d’entre-elles près de 10% de pratiquants.