Retour en Indonésie

Randonnée nocturne
Nous sommes très motivés pour faire l’ascension du Gunung Batur (1717m), il se situe au nord-est de Bali. La montée est très raide (2 heures) pour atteindre le sommet. Là-haut, un panorama sur le lac : Gunung Aung, et les vues sur Lombok et Nusa Penida avec le lever du soleil en fond de décor est sublime. Après un petit-déjeuner, nous continuons à cheminer autour du cratère. Les singes macaques nous attendent pour que nous leur donnions à manger. En descendant, nous sentons la chaleur sortir du volcan. Nous avons vu certains guides qui cuisent des œufs pour leurs entourages.

Vie sous-marine invisible
Comme vous, nous vivons sur Terre sans explorer la vie sous-marine ! Donc, nous vous invitons à plonger avec nous en snorkeling avec nos photos.
Après avoir vu les magnifiques faunes sous-marine en Thaïlande, nous sommes davantage déçus par Bali et Lombok. Les biodiversités sont plus fragiles avec d’importants dégâts. Presque tous les coraux sont détruits suite à l’arrachement par des filets de pêche ou encore par des dynamites. La pollution marine existe désormais.
Engagé par les communautés locales d’Amed et des Gilis et en étroite collaboration avec les centres de plongée ou d’association pour la préservation des écosystème marins, ils sont venus avec l’idée de reconstruire les vieux récifs avec des récifs artificiels. Ils sont assemblés avec des matériaux récupérées et inutilisés. Nous avons pris une photo avec deux scooters sous-marin. Cette situation permet de sauvegarder la biodiversité et de redonner la vie aux récifs.
Ils sont généralement placés dans des lieux adaptés (peu de vagues pour les courants, pas très profond pour le soleil) pour développer la croissance des coraux.
Nous avons admiré trois œuvres insolites : «Underwater Shrine» qui est accessible par la plage depuis Amed, «48 human» et «3 human» qui se trouvent à l’ouest de Gili Meno. Ces œuvres nous donnent de fortes sensations.
Ces œuvres sont réalisés par un artiste anglais : Jason de Caire Taylor. Cet artiste est passionné de plongée sous-marine. Il a créé des sculptures faites pour être immergées afin de développer des coraux, d’algues et de coquillages. Grâce au matériau de ciment spécial (sans pollution), les micros systèmes océaniques se développent très vite. En peu de temps, les statues sont recouvertes d’algues et de coquillages
Autour de l’épave «Japanese ship Wrek Point» d’Amed, nous avons vu des poissons exotiques et quelques coraux. Emmanuel a été ravi de faire son premier baptême de plongée près de l’épave d’«US Liberty Wreck Ship» à Tulamben (au nord d’Amed). Il est très original de se balader dans l’eau en 3D dans le corps du bateau qui va de 3 à 26 mètres de profondeur.
Si vous allez à Amed, les boules-bouées de couleurs noires sont des endroits pour effectuer de la plongée. Nous y trouvons de magnifique corail, de poisson multicolore, et quelques sculptures.

Un Océan de déchets sur les plages paradisiaques de Bali
Comme disent les médias, il existe une île flottante de déchets sur l’océan pacifique. C’est inimaginable et pourtant nous les avons vu ! Un paysage de déchets plastiques sur la grande plage de Kuta au soir du 7 avril. Le lendemain matin, la plage n’était pas nettoyée. Une image bien triste de voir les touristes indifférents se promenant avec toutes ces saletés, y compris les surfeurs nageant près des débris. Fort heureusement, nous avons appris que Bali fait beaucoup d’effort pour créer des centres de déchetteries afin de les recycler. Autre point fort, l’état Indonésien a mis en place, jusqu’en 2025, l’interdiction des sacs en plastique et nous remarquons que les magasins ne les utilisent plus.
Pour finir, nous donnons un grand coup de chapeau aux volontaires balinais qui nettoient les plages (ils peuvent ramasser jusqu’à 100 tonnes de déchets par jour !) comme nous avons vu à Amed et Kuta.

Sekolah Tunarungu Sushrusa

Rendez-vous pris avec Ferdiyanto Turut (merci à Giovanni pour le contact) le jeudi 4 avril à 7h30 du matin, heure d’ouverture de l’école ; à 6h du matin, nous partons d’Ubud avec la famille de Claudia (amie qui est venue nous rejoindre).
Ce professeur sourd nous accueille à l’heure tapante de bonne humeur, l’échange se fait avec un mélange d’ASL* et de LSI**.
Avant de visiter l’école, il nous propose un petit cours sur l’histoire de cet établissement et nous apprend également quelques signes de la Langue des Signes Indonésienne, le BISINDO***, pour faciliter l’échange avec les élèves.
Crée en 2015, cette école privée fonctionne avec le financement des parents pour employer 10 enseignants dont 4 sourds.
Sur les neuf écoles sourdes de Bali, c’est la seule à proposer une version trilingue, c’est-à-dire le BISINDO*** avec les langues Balinaise et Indonésienne.
En ce moment, un dossier australien est en cours d’acheminement pour créer une école plus grande, avec de meilleures conditions. Normalement, ce sera dans deux ans, espérons que ce projet se concrétise.
En attendant, 62 élèves sont répartis dans cinq classes de niveaux différents allant de 3 à 15 ans (grade 1 à 4). Pour la suite, les élèves désirant continuer les études doivent changer d’école.
Les cours se tiennent essentiellement le matin de 7h30 à midi. Il existe aussi un créneau dans l’après-midi (de 15h à 17h) pour les élèves éloignés, mais ils sont peu nombreux.
Durant cette matinée, nous nous sommes présentés dans chaque classe (mathématique, religion, langue des signes, langue et histoire).
Puis, en compagnie de Ferdiyanto, nous avons fait le jeu du téléphone arabe avec une classe. A la fin, tout le monde était content d’avoir appris quelques signes français.
Avant de quitter ce lieu, nous profitons de la salle d’accueil pour remettre le drapeau Sign Union Flag afin de les remercier de la gentillesse qu’ils nous ont offert durant toute cette matinée.

* American Sign Langage (Langue des Signes Américaine)
** Langue des Signes Internationale
*** Bahasa Isyarat Indonesia (Langue des Signes Indonésienne)

Fabrication de l’Huile de Coco

Il existe 6 types de cocotiers. On peut faire de l’huile avec toutes ces variétés. Le fruit pousse en 6 mois et le germe sert à faire pousser un cocotier.

Après la cueillette, on laisse les cocos mûrir pendant plus d’une semaine. Parfois, on trouve des germes à l’intérieur du fruit.

On récupère le fruit à l’intérieur de la coque. Il faut compter 6 cocos pour faire 300 ml d’huile. Autrefois, les coques servaient d’assiette et aujourd’hui, elles permettent de faire du feu (il faut les sécher avant au soleil).

Nous râpons le fruit avec une machine à râper. Les cocos râpés sont versés dans une bassine.

On essore, deux fois, les cocos râpés mélangés avec un peu d’eau dans un torchon et on obtient du lait de coco de couleur blanche.

Dans une grande casserole, le lait de coco est chauffé pendant 2 heures. On cuit également les râpés de coco pour les donner aux cochons.
A la fin de la cuisson, l’huile est à la surface et le lait est au fond de la casserole. On récupère l’huile avec une grande cuillère pour la recuire à nouveau afin d’éliminer les gouttes de lait.

Après une heure de cuisson, l’huile est prête à être utilisée pour la cuisine ou bien pour faire un massage !
Ici, à Bali, il faut compter 6 euros le litre. En France, c’est 30 € le litre !
Merci à Mas et Ganyar de Keliki (Bali) pour la démonstration de cette fabrication.

Une journée avec Ivy à KL

Ivy, amie d’un ami (Sacha), est venue à Nantes en Septembre 2015. Nous avons pris contact avec elle pour lui demander de nous guider dans la capitale de Malaisie : Kuala Lumpur (abrégé : KL).
Rendez-vous pris dans notre bel appartement situé au 43e étage, avec une piscine, elle est venue avec ses amis Rachel et Christophe car nous avons eu besoin de deux voitures pour nous balader.
Premier lieu, direction 20 km nord, la grotte de Batu. Sur place, une immense statue en or se dresse devant l’entrée de la grotte. Un lieu sacré par les hindous, un pèlerinage s’y tient une fois par an.
Déjà midi, nous nous dirigeons vers un restaurant de renommée mondiale : KFC avec ses 95% d’employés sourds. Nous étions étonnés de voir l’aisance des échanges entre les vendeurs et les clients. Les incidents sont minimes. Ce restaurant a été sponsorisé par « Community Care ».
Après être rassasiés, nous filons vers le sud de KL pour voir une association de formation en Langue des Signes : RC Deaf Missions. Cette structure est dirigée par Agnès (E) qui a pour ambition de développer le BIM (langue des signes malaisienne). Nous en profitons pour lui remettre le drapeau « Sign Union Flag » afin de la remercier de sa combativité pour les malaisiens sourds.
Pour l’heure du goûter (à 19h !), nous retournons au centre-ville chez l’enseigne Starbucks. Ce café tenu exclusivement par des sourds (sauf le dirigeant) est un exemple à suivre pour les gens qui souhaitent tenir un fast-food en France. Nous pensons essentiellement à Imane et Kanyaman qui ont pour ambition de créer un restaurant « La Papotière » sur Nantes, nous espérons que ce projet verra le jour.
Enfin, pour finir la journée, nous mangeons dans un resto local avec d’autres amis d’Ivy qui sont venus nous rejoindre. Nous avons causé (de tout) jusqu’au bout de la nuit ! Non, jusqu’à 1h du mat’, nous sommes tout de même raisonnable ! 😉

Une famille sourde autour du monde