Valparaiso

A une centaine de kilomètres au nord-ouest de Santiago, Valparaiso est connue pour son port, ses maisons colorées et maintenant ses Street-Art. Gilles, un toulousain qui y habite depuis plus de 20 ans, nous accueille dans sa maison d’hôte appelée « La Bicyclette ».
Nous avons eu droit à un privilège : une location d’appartement pour nous 5 ! Aussitôt installés, nous ne perdons pas de temps pour prendre un rendez-vous avec Natalia, une sourde, afin de visiter les cerros (mont ou quartier) d’Alegre et de Concepción. Ses Street-Art (art de rue) sont exprimés par des artistes. Ils sont magnifiquement dessinés avec parfois une histoire pour chacun d’entre-eux. L’histoire, survenue en 2010, d’une femme sourde (Cristina Lopez) qui est décédée après un accouchement dû à un problème de communication avec les docteurs nous a touché profondément. D’autre part, nous avons également vu des graffitis dessinés par trois sourds (Cisternas, Albrecht et Flores).
Un samedi tranquille avec une promenade auprès de l’ancienne prison devenue un centre culturel, la reconversion est très réussie. Nous finissons la journée par une lecture au Musée d’Histoire Naturelle qui est très intéressant…
Souhaitant un repos dominical avec une activité aquatique, nous partons à la ville voisine : à Avivia de Vina Del Mar. Nous aurions dû écouter Pedro (Santiago) car ici au Chili, le trou de la couche d’ozone existe et le soleil tape fort. Résultat, nous avons tous reçu des coups de soleil. Sur le chemin du retour, nous avons aperçu le Flower Clock.
Restant deux jours, nous demandons à un guide, Lorena, de nous faire un tour de trois heures avec texte en français à l’appui. Un tour enrichissant car nous comprenons mieux maintenant l’histoire de Valparaiso avec son port imposant à l’époque où le canal de Panama n’était pas ouvert.
Juste à côté de la place Sotomayor, il y a une caserne de pompiers qui est l’une des premières du Chili. Elle a été construite par les migrants anglais qui se sont proposés en volontariat. Aujourd’hui, encore, tous les pompiers du Chili se portent volontaires pour secourir (ils ne sont pas rémunérés par l’état). Le gouvernement participe seulement aux fonctionnements (bâtiment, entretien des véhicules, etc.)
La ville de Valparaiso a du mal à se développer car elle est coincée entre Mer et Montagne, on compte 52 cerros (monts). Pour aller d’un mont à l’autre, on emprunte des ascenseurs, 16 d’entre-eux fonctionnent encore. Sur l’avenue principale, nous pouvons emprunter des bus électriques (trolleybus) datant de 1953 !
En quittant la ville pour Santiago, face à la mer, nous ne voyons pas l’île de Pâques qui est à 3700 km ; mais nous ne tarderons pas à rejoindre l’île la plus isolée du monde.